Laure Li Vigni

Règles, limites ou laisser faire

13/04/2021

Règles, limites ou laisser faire

Chaque vision de l'éducation des enfants est unique et juste pour chaque parent.

 

Dire non à un enfant n'est pas synonyme de perdre son amour.

 

Bien sur il y a dire non et... dire non. Là encore toutes les formes existent, avec des effets et des conséquences différentes.

 

Chercher à l'extérieur des règles établies et se placer derrière elles pour dire "on ne fait pas ça", "ça c'est mal" est une posssibilité.

Ou chercher à l'extérieur la validation de l'enfant qui sera spontanément d'accord pour légitimer ce qui lui est dit et être toujours d'accord en est une autre.

 

Y a-t-il une piste à se placer à l'intérieur de nous-même? Au lieu d'exprimer des règles ou demander un accord, exprimer nos propres limites ?

 

Rendant ainsi chacun responsable de soi-même, en charge d'exprimer ses limites.

 

Par exemple, pour moi, à l'intérieur de moi, il est juste à cet instant de pouvoir dormir. Sans même se jsutifier, juste pour moi à cet instant c'est ainsi. A cet instant qu'en est-il pour toi ? Tu n'as pas sommeil et tu voudrais jouer. Il est alors possible de créer une option qui tienne compte de chacun.

 

Il me semble que ce n'est pas incompatible avec le fait que l'adulte, qui est garant de la sécurité et de la santé de l'enfant, décide, in fine.

Ce n'est pas incompatible non plus avec le fait de ne pas être d'accord, l'option retenue n'est pas obligatoirement et constament le désir de l'enfant.

 

Mais il me semble que cette piste a l'avantage de poser question à nous-même. Ainsi le parent qui accepte telle ou telle demande, aura alors l'occasion de se poser réellement la question de ses envies à lui, personnellement.

 

Il pourra peut-être remarquer qu'il accepte des choses dont au fond il n'a pas envie. Qu'il accepte sans même se poser la question en disant "il faut écouter les enfants" ou "s'il demande c'est qu'il en a besoin" ou autre. Pour des raisons extérieures à lui qu'il n'a pas pris le temps d'observer et de définir pour lui-même. Est-ce que je suis d'accord avec ces affirmations ? Est-ce que cela me convient ?

Du même coup, la réponse à ce questionnement intérieur peut varier en fonction des jours. Ce n'est pas forcément oui tout le temps ou non tout le temps.

 

Il ne s'agit plus alors de choisir une case, une forme d'éducation. Mais de se choisir soi, de s'écouter, d'écouter l'enfant et son besoin profond (a-t-il envie de jouer/ne pas dormir ou juste de ne pas être seul par exemple).

 

 

Le "normal" est un miracle L'outil reste un outil