Laure Li Vigni, facilitatrice de changements
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Il Ă©tait un papillon

12/12/2021

Il Ă©tait un papillon

Une amie porte un haut « papillon » pour son anniversaire.
J’apprends qu’ elle l’a acheté dans une recyclerie.


Quelques recherches plus tard, nous voici en visite Ă  la recyclerie de Couze-et-Saint-Front en Dordogne, de son vrai nom le Tri-porteur24 .


Le nom lui mĂŞme me fait sourire, je sens de belles choses.


Nous ne sommes pas déçus. Le nom est très bien choisi et correspond au lieu et aux énergies.
Il n’y a pas que le tri qui soit porteur. La belle énergie, les sourires et la gentillesse des salariés et des bénévoles que nous rencontrons portent bien plus encore.


Je ne vais pas vous raconter l’historique de l’association, ni l’explication du fonctionnement du dépôt des objets jusqu’ à leur vente. C’est super intéressant cependant, je l’ai découvert en y passant un après-midi.
Pour les curieux c’est ici https://letriporteur24.wordpress.com/


Et le mieux c’est encore d’aller les rencontrer si le coeur vous en dit.


Ce dont je voudrais vous parler ici, c’est de l’âme que j’ai trouvée en ces lieux.

Comme en promenade, il faut parfois lever les yeux pour découvrir des pépites.


Au dessus de la caisse, une banderole explique :
« le fonctionnement de notre association est collectif. Ici il n’y a pas de chef, il y a des personnes responsables mandatées pour accomplir des actions précises. »


Une horizontalité assumée, qui se retrouve dans les statuts.


Cela me remplie de joie. En tout cas pour ce que cela m’évoque et me dit, ce n’est que ma vision.


C’est l’application concrète d’un autre mode de fonctionnement que le système vertical mis en place dans beaucoup de structures, associatives ou pas.
Donc cela peut fonctionner. Bien sûr, je n’ai pas le recul pour savoir si cela fonctionne de façon fluide ou pas, à grande échelle ou pas.
Peu importe, il faut un bout de quelque chose pour pouvoir l’améliorer et le faire grandir. Quoi qu’il en soit, ce ne sont pas que de belles idées, c’est du concret. Et ça, c’est chouette. Je trouve.


Ensuite c’est aussi la concrétisation de l’idée selon laquelle le monde a besoin de chacun, comme un rayon de soleil. Chacun a sa place et une place pour chacun en fonction de ce qu’il est et non d’une case dans laquelle il devrait entrer.
A partir de ce qu’il est, de ce qu’il aime, de ses capacités, de ses compétences. Dans la joie. Justement par ce qu’on lui permet d’être lui.

Ainsi une bénévole qui a travaillé avec les enfants, se trouve utile et à sa place dans le rayon jouets/puériculture. Elle connaît le sujet et peut être en accord avec ses valeurs. Concrètement.


Un autre aura plus d’attirance pour les livres, un autre pour les objets électriques, électroniques, techniques, technologiques !


Pour autant personne n’est enfermé dans « sa case ».


Clairement pourquoi essayer d’être une rose quand on est une tulipe !


Je pense que cette organisation à petite échelle, peut se développer bien au-delà, pour chacun de nous.
Nous avons tous notre place. Et les autres ont besoin que nous prenions notre place.
Nous avons tous besoin que le boulanger soit boulanger. Bien sûr nous pourrions nous en passer, mais ce serait moins bien.


Il n’y a pas de grands ou petits rôles. Il n’y en a pas un qui a un « super » rôle ou le « meilleur » rôle. Celui qui doit sourire pour réconforter est aussi important que les autres.


A la recyclerie, c’est pareil. Oui, il est possible de faire « sans » quelqu’un, mais avec, c’est mieux. Parce qu’il a cette compétence. Et bien d’autres compétences d’ailleurs, et parce que c’est lui.


Certains prénoms résonnent souvent… quand la compétence a pour deuxième prénom « expérience » !!

Une salariée m’expliquait que les emplois ont été créés pour que le fonctionnement de la recyclerie et l’ouverture du local ne repose pas sur les bénévoles.


Si, pour l’exemple, on fait des catégories, les salariés sont dans l’ensemble plus jeunes que les bénévoles.


Ainsi l’échange des connaissances et des compétences de chacun est riche et utile pour tous.


Les « jeunes » acquièrent des « réflexes de ventes », (même si ce n’est pas leur formation initiale). Ils maîtrisent les technologies de communication, etc...


De leur côté les « plus âgés » connaissent les objets parfois anciens qui sont déposés à la recyclerie : les textiles d’autrefois, leur utilité, leur fabrication par exemple.


Bien sûr il y a aussi des personnalités différentes. Certains sont plus à l’aise, d’autres plus en retrait.


Là encore, reconnaître que quelqu’un a les connaissances et peut répondre à telle question, ce n’est pas dire que l’on ne vaut rien par ailleurs, c’est que nous possédons d’autres savoirs.


Je parlais plus haut des salariés. Ils ont très gentiment accepté de discuter avec moi. S’il peut paraître « normal », en tout cas plus que souhaitable que les bénévoles viennent par plaisir et par leur volonté, pensez-vous que la recyclerie recycle aussi les gens ?


Quelques mots des salariés (non exhaustif) :


- j’avais fait les études qui correspondent à ce poste
- je voulais travailler ici
- j’ai lu l’annonce et j’ai cru qu’elle avait été écrite pour moi
- je voulais m’investir


En ce qui me concerne, entendre des salariés aussi heureux d’être là, me met en joie.
Redonne espoir, tout est possible.


N’est ce pas formidable pour une entreprise ?


Les salariés me racontaient même à quel point ce travail est bénéfique pour eux sur un plan personnel :
beaucoup d’objets sont déposés à la recyclerie. Une partie du travail est de décider pour ce grand nombre de dons si « oui » on garde, ça vaut le coup, on peut le remettre en état. Ou au contraire si « non », là ce n’est pas possible.


Ainsi me disaient-ils, pour ceux qui avaient du mal à dire non ou à prendre une décision, l’apprentissage a été « obligatoire » !
A tel point que même dans leur vie personnelle certains peuvent s’étonner que maintenant, ils disent « non ».


Je trouve aussi une grande conscience (c’est mon avis), d’être dans la même barque, qu’ils ont leur place à prendre pour faire perdurer l’association et donc leur travail, et que cela passe par un équilibre de rentabilité salarié.


Quand on pense qu’il y a des entreprises qui veulent imposer toujours plus de rentabilité aux salariés, quitte à passer par la force et le conflit...


Certes ils ne sont pas employés à temps plein et peut-être qu’ils changeraient bien deux ou trois choses.
Mais c’est aussi un lieu de vie pour chacun, une étape qui durera le temps nécessaire pour que chacun y prenne et donne ce qu’il doit. Comme toute expérience. Me semble-t-il.


Le Tri-porteur24 fonctionne concrètement sur les principes, entre autre :
- d’horizontalité
- de valorisation des compétences de chacun
- de partage d’expérience
- d’investissement spontané des salariés, contents d’être là
Le Tri-porteur24 , ne fait-il pas depuis longtemps ce que certains aujourd’hui qualifient de « monde de demain », bien différent de celui connu jusqu’ici ?


Au travers de leur mission de « recyclage » d’objets ayant déjà vécus, ne sont-ils pas précurseurs dans leurs choix de fonctionnement ?


« Ce que la chenille appelle la fin du monde, le maître l’appelle papillon » Richard BACH


Des objets qui finissent leur première mission et destinés à la poubelle, des histoires personnelles dans l’impasse en fin de cycle. Et la chenille se transforme en papillon.

Il existe d’autres associations/entreprises vivant concrètement ces belles valeurs. Longue vie à eux et qu’ils se multiplient !


Ce n’est pas pour autant parfait et tout peut toujours être amélioré.
Trouver un juste équilibre pour chaque chose et le réinterroger à chaque instant.


S’émerveiller de ce qui nous rends heureux et valoriser ce vers quoi on veut aller, plutôt que de focaliser sur ce qui ne va pas.


Mon intention ici était de partager mon ressenti sur l’expérience d’usager et de bénévole le temps d’une après-midi.


Ce n’est donc pas La Vérité, je ne prétends pas les connaître parfaitement, ni eux, ni l’association. Ce n’est que Ma vérité, celle de ces instants là.


Merci à chacun d’eux pour leur accueil et leur confiance.

Ressources

09/11/2021

Ressources

Il me semble en avoir déjà parlé, pour ce qui me concerne je suis convaincue (et je l'ai fait, donc vécu également), que tout commence par soi.

 

Changer ce qui se passe en soi pour changer se qui se passe à l'extérieur de soi.

 

Il existe mile et une façon de s'y prendre selon ce qui vous parle et vous convient : psy, arts, stages, formations, sport, coaching, copines,...

 

Pour ma part j'ai mixé plusieurs approches selon les moments, mes envies et ma propre évolution.

 

Je vous propose ici deux sites qui me servent beaucoup (en attendant d'en découvrir d'autres) :

 

- Virginie L'ascension

 

- Lulumineuse

 

Virginie et Lulumineuse ont la gentillesse de mettre Ă  disposition beaucoup de contenu gratuit.

Merci Ă  elles.

 

Ainsi de la théorie à la pratique, chacun peut être autonome et compléter selon ses moyens et ses besoins par les directs et autres enseignements payants.

 

Et pour ceux qui préfèrent la version papier, elles sont également auteures.

 

Si vous souhaitez en discuter n'hésitez pas à me laisser un message. Si vous ne voyez pas le lien entre leurs enseignements et votre vie quotidienne, nous povons en parler. Il parait que j'ai le "don d'appuyer là où ça fait mal"... mais avec le plus grand amour bien sur et si vous le souhaitez !!!!

 

Quoi qu'il en soit bonne visite et bonne lecture si vous avez l'Ă©lan de parcourir leurs sites.

 

Petit rappel :

 

Quoi que l'on vous dise ou vous propose, gardez votre esprit critique et votre libre arbitre !

Ecoutez votre coeur et vos ressentis. Si  cela ne vous parle pas c'est que ce n'est pas juste pour vous ou pas Ă  cet instant.

Vous seul détenez Votre vérité mais pas La vérité. Personne ne connait La vérité, chacun a Sa vérité, qui toutes ensemble sont la vérité.

 

A très vite

 

Nouvelle envie, nouvelle expérience

20/10/2021

Nouvelle envie, nouvelle expérience

J'avais envie de l'Ă©crire, j'ai eu envie de l'illustrer et de l'imprimer... puis de le partager.

 

Ce texte propose aux petits comme aux grands qui ont peur des chiens (ou tout autre peur d'ailleurs), un cheminement, une réfléxion, une compréhension, des pistes pour mieux vivre en harmonie avec les chiens.

 

Il peut être lu seul, lu aux enfants par les parents, être support à d'autres explications, point de départ de discussions, de partages, de réflexions et de ressentis.

 

Ou tout autre chose ! N'hésitez pas à me donner de ses nouvelles et des votres via le formulaire contact.

 

Pour le commander c'est ici  : https://www.thebookedition.com/fr/laure-j-ai-peur-des-chiens--p-385502.html

 

Ou via le formulaire de contact. Envoyer moi un message me précisant le nombre d'exemplaires que vous souhaitez recevoir. Les frais de ports sont en sus.

 

Le tarif est de 7,50 euros. Ils sont imprimés à la commande, ce qui demande quelques jours de délais.

 

Je vous remercie pour votre achat et vos partages. Je vous souahite une bonne lecture et des moments remplis d'amour avec les chiens.

Figures de style français 2nde générale

21/09/2021

Figures de style français 2nde générale

Avertissement / Attention :

 

Il s'agit d'un schéma que j'ai fait à partir du cours d'un élève de seconde générale pour l'aider à réviser.

Cela ne constitue pas un cours en lui mĂŞme.

Le contenu est à vérifier/adapter en fonction de votre propre cours.

 

Joyeux français à tous !

 

J'ai peur... des chiens

22/06/2021

J'ai peur... des chiens

Je te propose ici ce que je pense, ce que je ressens. Ce n’est pas LA Vérité, mais MA Vérité. Je te laisse observer ce que tu ressens et décider par toi même.

 

Pour commencer, je te propose de t’installer confortablement puis d’inspirer et d’expirer trois fois lentement et profondément.


Voilà, comme ça.

 

Maintenant repense Ă  une fois oĂą tu as eu peur d’un chien. 

 

Ressens ce qui s’est passĂ© dans ton corps. Qu’est-ce que tu as ressenti ? Quelles sensations physiques ? CĹ“ur qui bat plus vite, mains moites, boule au ventre, envie de crier, de fuir ? 

Quel est ce sentiment, ou ces sentiments ? 
De la peur ? Et plus prĂ©cisĂ©ment ? Peur de ce qui allait se passer ? Peur d’être mordu ? AttaquĂ© ? Peur de ne pas savoir quoi faire ou comment faire ? Peur parce que tu ne comprenais pas ce qui se passait ? Parce que tu ne connaissais pas le chien ? 


La peur est une réaction destinée à te protéger (même si parfois elle te tétanise sur place et t’empêche de bouger face au danger). Tu es mobilisé pour affronter le danger, tes capacités sont augmentées pour réagir au mieux.

Si c’est plutĂ´t pratique dans un environnement dangereux, ça l’est moins quand tu es devant le petit chien qui dort sur les genoux d’une dame âgĂ©e. 

 

Il y a donc une part de la peur qui vient de très loin, des premiers hommes.


Il peut y avoir aussi une part de la peur qui vient de tes expĂ©riences passĂ©es. Quand ta tĂŞte te dit « j’ai peur Â», elle ne peut prendre comme rĂ©fĂ©rence que ce qu’elle a dans sa bibliothèque, ce qu’elle connaĂ®t dĂ©jĂ  pour dĂ©cider si oui ou non elle a peur, si telle ou telle chose doit ĂŞtre considĂ©rĂ©e comme un danger ou pas.

 

Ou alors une part de ta peur vient de ce que tu ne connais pas. Comme ta tête n’a pas cette situation dans sa bibliothèque en bien ou en mal, elle imagine tout un tas de scénarios et de préférence les plus mauvais, au cas où…


Il peut y avoir ce que tu as vu ou entendu autour de toi sur le sujet. Des chiens qui auraient mordu des enfants ou des adultes. Cela arrive. Mais sache qu’ il y a beaucoup de chiens avec qui tout se passe bien et dont on n’entend pas parler. Et puis comme nous n’étions pas prĂ©sents,  avons nous vraiment toutes les informations sur ce qui s’est rĂ©ellement passĂ© ?

 

Chaque situation est différente. Même si plusieurs situations semblent se ressembler, chacune est unique. Toi même tu n’es plus le même, le chien que tu croises et qui te fait peur aujourd’hui n’est peut-être pas le même que celui que tu as rencontré il y a trois jours. Si c’est un chien que tu connais et que tu as déjà vu, lui aussi est différent aujourd’hui car lui aussi a sa propre vie avec des choses qui lui plaisent et d’autres qui lui plaisent moins.

 

Si c’est une nouvelle situation, pourquoi ne pas avoir confiance et imaginer que tout va bien se passer ? 


VoilĂ  ce que je te propose maintenant. 

Visualise la partie de ta peur qui vient de ta tĂŞte. Comme tu le souhaites, une forme, un personnage, une couleur, un objet,… 

 

Tu la vois ? 

 

Dis lui que tu la vois et que tu la reconnais. Dis lui tout ton amour. Remercie la vraiment de tout ton cœur parce qu’elle veut bien faire, elle veut te protéger.
Dis lui aussi que cette situation est nouvelle et différente et qu’il ne faut pas se fier à ce qu’elle connaît. Ou qu’elle est nouvelle et que tu vas te fier à ce qui se passe réellement, pas à des suppositions.
Alors  dis lui par exemple  Â« merci beaucoup mais lĂ , je vais faire autrement Â», ou ce qu’il te semble juste de lui dire.

 

L’objectif n’est pas de la faire partir mais de savoir qu’elle est là et de la regarder telle qu’elle est vraiment. Elle fera sa vie et toi la tienne. Mais elle ne prendra plus toute la place sans te demander ton avis.

 

Respire profondément.

 

Maintenant, je t’invite Ă  te faire Ă  toi mĂŞme un Ă©norme câlin. Et oui ! Avoir peur c’est ok. Ca ne fait pas de toi quelqu’un de faible ou de peureux ou je ne sais quoi d’autre.

Tu es une personne formidable qui a une ou des peurs et voilĂ . Point ! C’est un fait ! Ce n’est ni bien ni mal.

 

Faisons une pause. Comment te sens tu maintenant ? C’est important de prendre conscience de ce qui se passe, de ce qui est.

 

PrĂŞt Ă  continuer ? Alors c’est parti.


Je t’invite à venir faire connaissance avec ce chien qui te fait si peur.

 

Si on regarde «  ce qui est Â», les faits, tu es un humain et c’est un chien. Vous ĂŞtes diffĂ©rents, vous ĂŞtes chacun unique, toi comme humain et lui comme chien. Vous avez chacun votre personnalitĂ©, votre façon d’être.
Il a quatre pattes, tu en as deux, vous ne mangez pas la mĂŞme chose… et vous ne parlez pas la mĂŞme langue !!!

 

Alors avant de décider, de juger, si vous allez vous entendre ou pas, s’il est gentil ou pas, en prenant comme référence ce que tu es et ce que tu connais, essaie de faire connaissance.

Pour cela prends de la hauteur, ouvre toi Ă  de nouveaux points de vue et surtout fais connaissance avec ton cĹ“ur !!!

 

Cela ne veut pas dire que tu seras d’accord avec ce qu’il est ou ce qu’il fait. Cela ne veut pas dire que vous allez vous entendre.
Tu as ton libre arbitre, ton ressenti et ton cœur te parle. Mais tu auras essayé et par un très beau chemin, celui du cœur.

 

Je disais que les chiens ont chacun leur vie. Ils ont des maîtres différents, reçoivent beaucoup d’amour ou pas, sont dressés ou éduqués, ou aucun des deux. Ils ont de l’espace ou pas. Suffisamment à manger ou pas, suffisamment de temps pour jouer, prendre soins d’eux, rencontrer d’autres chiens….

Comme toi, ils ont des besoins.

 

Tu peux garder cela en tĂŞte pour pouvoir te dire par exemple, « s’il aboie quand j’arrive c’est peut-ĂŞtre qu’il veut prĂ©venir ses maĂ®tres que quelqu’un veut rentrer. Â» Ce n’est pas forcĂ©ment qu’il veut me mordre. 

S’il ne te connaĂ®t pas, il va probablement vouloir te sentir pour faire connaissance. Les chiens se servent beaucoup de leur odorat. Il est meilleur que le nĂ´tre ! Et encore plus si tu as chez toi d’autres animaux et que tu portes leurs odeurs. Cela peut prendre un moment, comme une inspection, puis s’arrĂŞter. Surtout si son maĂ®tre lui a confirmĂ© que tu es le bienvenu sur son territoire.


Le chien peut aussi  comprendre dans son langage que si tu lèves les mains ou si tu cours, c’est que tu veux jouer…. Alors il va sauter et courir pour jouer avec toi. 
Si tu as vraiment envie de jouer, alors c’est ok. Mais si tu as peur, mieux vaut ne pas courir et garder les mains dans les poches en demandant de l’aide à un adulte.

 

De la même façon, peut-être tu as ta chambre, ton coin à toi et tu n’aimes pas que des gens y entrent sans ta permission.
Le chien peut avoir envie de garder son panier pour lui. Comme un endroit où il va quand il veut être tranquille. Il ne va pas aimer que tu viennes dans cet espace même si c’est pour jouer gentiment, quand vous aurez fait connaissance et que tu seras plus en confiance.

 

Il t’arrive sûrement d’avoir des moments où tu as envie de jouer ou d’avoir un câlin et d’autres moment ou tu préfères être tranquille. Il en est de même pour le chien.
Tout comme tu es en droit de dire non si tu ne veux pas jouer avec lui quand il te le demande, il est en  droit de dire non si lui n’a pas envie de jouer quand tu lui proposes.

 

Chacun doit respecter l’autre.

Comme nous, les animaux ressentent nos Ă©motions ! Si tu as peur, il sentira que tu as peur. Mais je ne suis pas sĂ»re de comment il va l’interprĂ©ter !
Comprends-tu ? Qu’en penses-tu ? Comment te sens-tu après cette nouvelle Ă©tape ? 

 

Alors concrètement, comment faire ? 

 

D’abord, je pense, se rappeler que le chien reste un animal, un être vivant. Donc ne pas penser que lorsqu’on a fait connaissance et qu’on est ami plus rien ne peut se passer. Le chien peut avoir peur ou mal à un moment donné et avoir un mouvement brusque, par exemple.

 

Un chien peut rĂ©ellement ĂŞtre dangereux pour toi pour plusieurs raisons  diffĂ©rentes et pour autant ĂŞtre un « bon chien Â».

 

Demande Ă  son maĂ®tre ce qu’exprime le chien et quelles sont ses habitudes. Par exemple est-ce que c’est ok, est-ce que je peux entrer maintenant ? Ou encore si tu croises un chien dans la rue, mĂŞme s’il est vraiment trop mignon, demande si c’est ok pour que tu le caresses.

 

Exprime ce que tu ressens Ă  un adulte si tu as peur et besoin d’aide. Prends le temps de faire connaissance et respecte le, tout comme toi. 

Ne te force pas Ă  rester avec le chien si c’est compliquĂ© pour toi. 

Et surtout, surtout, envoie lui beaucoup d’amour avec ton cœur. Que vous deveniez ami ou pas.

 

Je te souhaite de très beaux moments avec les chiens !!!!

Le "normal" est un miracle

14/04/2021

Le "normal" est un miracle

Les "petites" choses du quotidien sont de "grandes" choses.

 

Il arrive que nous en prenions conscience lorsque nous les perdons momentanément ou durablement.

 

Mais au-delà d'y avoir accès ou pas, elles auraient simplement pu être différentes ou ne pas exister.

 

Il faut des inventeurs, des créateurs pour chaque objet ou service du quotidien.

Et chaque jour il faut que des personnes oeuvrent pour que nous puissions les utiliser presque machinalement parfois, sans mĂŞme y penser.

 

Qu'ils oeuvrent avec amour, sinon avec l'envie de bien faire et de servir, d'aider.

 

Tout pourrait être différent, rien n'est acquis. Dans un sens comme dans l'autre.

 

Règles, limites ou laisser faire

13/04/2021

Règles, limites ou laisser faire

Dire non Ă  un enfant n'est pas synonyme de perdre son amour.

 

Bien sur il y a dire non et... dire non. Là encore toutes les formes existent, avec des effets et des conséquences différentes.

 

Chercher à l'extérieur des règles établies et se placer derrière elles pour dire "on ne fait pas ça", "ça c'est mal" est une posssibilité.

Ou chercher à l'extérieur la validation de l'enfant qui sera spontanément d'accord pour légitimer ce qui lui est dit et être toujours d'accord en est une autre.

 

Y a-t-il une piste à se placer à l'intérieur de nous-même? Au lieu d'exprimer des règles ou demander un accord, exprimer nos propres limites ?

 

Rendant ainsi chacun responsable de soi-mĂŞme, en charge d'exprimer ses limites.

 

Par exemple, pour moi, à l'intérieur de moi, il est juste à cet instant de pouvoir dormir. Sans même se jsutifier, juste pour moi à cet instant c'est ainsi. A cet instant qu'en est-il pour toi ? Tu n'as pas sommeil et tu voudrais jouer. Il est alors possible de créer une option qui tienne compte de chacun.

 

Il me semble que ce n'est pas incompatible avec le fait que l'adulte, qui est garant de la sécurité et de la santé de l'enfant, décide, in fine.

Ce n'est pas incompatible non plus avec le fait de ne pas être d'accord, l'option retenue n'est pas obligatoirement et constament le désir de l'enfant.

 

Mais il me semble que cette piste a l'avantage de poser question à nous-même. Ainsi le parent qui accepte telle ou telle demande, aura alors l'occasion de se poser réellement la question de ses envies à lui, personnellement.

 

Il pourra peut-être remarquer qu'il accepte des choses dont au fond il n'a pas envie. Qu'il accepte sans même se poser la question en disant "il faut écouter les enfants" ou "s'il demande c'est qu'il en a besoin" ou autre. Pour des raisons extérieures à lui qu'il n'a pas pris le temps d'observer et de définir pour lui-même. Est-ce que je suis d'accord avec ces affirmations ? Est-ce que cela me convient ?

Du même coup, la réponse à ce questionnement intérieur peut varier en fonction des jours. Ce n'est pas forcément oui tout le temps ou non tout le temps.

 

Il ne s'agit plus alors de choisir une case, une forme d'Ă©ducation. Mais de se choisir soi, de s'Ă©couter, d'Ă©couter l'enfant et son besoin profond (a-t-il envie de jouer/ne pas dormir ou juste de ne pas ĂŞtre seul par exemple).

 

 

L'outil reste un outil

12/04/2021

L'outil reste un outil

Une des croyances erronnées possibles est de confondre l'outil avec celui ou ceux qui l'utilisent.

 

Par exemple avec l'argent ou les réseaux sociaux ou peut-être même avec les voitures et surement bien d'autres choses.

 

"Ceux qui ont beaucoup d'argent sont forcément mauvais". "Ceux qui utilisent les réseaux sociaux veulent faire comme tout le monde"....

 

D'abord, vous l'aurez remarqué, ce sont des jugements.

Et les jugements ben comment dire. Vous faites ce qui vous semble juste parce que justement je vais essayer de ne pas juger moi-mĂŞme les personnes ayant des jugements.

Vous me suivez ?

 

L'argent sert à échanger, les réseaux sociaux à partager et les voitures à se déplacer. Ce sont des outils.

 

Et comme tous les outils, tout dépend de l'utilisateur. Chaque outil peut être utilisé pour sa fonction première, ce à quoi a pensé l'inventeur. Ou chaque outil peut être détourné pour avoir une fonction autre qui apportera du mieux, ponctuellement ou durablement, à une personne ou à plusieurs selon la créativité de l'utilisateur.

 

Le tournevis sert à visser. Mais à l'occasion il peut servir à faire levier, ce qui pourra s'avérer utile et dépanner. Peut-être peut-il servir de tuteur pour aider une magnifique plante à pousser.

 

De la même façon tout outil peut être détourné pour avoir une fonction autre qui n'apportera pas de mieux, à personne.

 

Au final, l'utilisateur n'est pas l'outil. Il s'en sert en conscience comme moyen en gardant Ă  l'esprit que pour un mĂŞme outil, il peut exister des utilisateurs qui veulent partager du "bien" et d'autres du "moins bien".

On peut donc utiliser son argent pour en donner beaucoup et aider de nombreuses personnes ou en vouloir toujours plus et le garder pour soi. On peut utiliser les réseaux sociaux pour partager la beauté et l'amour ou l'inverse. On peut utiliser les voitures pour transporter de l'aide à ceux qui en ont besoin ou l'inverse.

 

Cela étant dit, le "bien" ou le "moins bien" dépend du point de vue de chacun et de sa propre échelle.

Plus un outil est utilisé, plus il est probable de trouver des usages qui ne nous conviennent pas.

Mais pour autant faut-il arrĂŞter de l'utiliser ? Je ne suis pas sure.

Au fond l'idée c'est toujours l'intention de départ, en s'écoutant soi, au plus profond de soi pour l'utiliser de façon juste pour soi à cet instant.

 

 

 

La théorie et la pratique

11/04/2021

La théorie et la pratique

Comprendre le mode d'emploi d'un meuble ou comprendre comment on fait pour conduire ou comprendre le théorème de math ne veut pas dire savoir monter le meuble (et qu'il tienne), ni savoir conduire (sans accident), ni pouvoir résoudre le problème de math.

 

Ne vous êtes vous jamais agacés pour rester polis sur une notice explicative ?

Les premières heures de conduite en auto-école sont-elles si faciles ?

L'interro de math n'a-t-elle pas été un casse tête ?

 

La vie quotidienne rapelle qu'il y a la théorie et la pratique.

 

Au contraire, d'autres vont monter le meuble sans même ouvrir la notice, avoir besoin de moins de 20 heures pour avoir le niveau du permis de conduire ou encore trouver la solution du problème sans pouvoir vous expliquer comment ils ont trouvé.

 

Aucun des fonctionnement n'est Ă  juger et aucun n'est meilleur que l'autre.

 

Par contre, il est nécessaire de passer par le corps, par le ressenti, par les cellules, pour "savoir" vraiment.

En restant au niveau du mental, de la tête, la connaissance ne permet pas toujours pour ne pas dire souvent d'ancrer ce qui est acquis et de pouvoir s'en resservir à volonté.

 

C'est le moment du "tilt" ou du "AAAAHHHHH mais oui, mais c'est bien sur" ou de l'Ă©tincelle dans les yeux d'un enfant (et des adultes aussi).

 

Très concrètement, vous avez expliqué à l'enfant comment faire du vélo, peut-être même montré comment s'y prendre. Mais il n'y parvient pas. Il faut plusieurs essais.

Et puis tout d'un coup ça y est. Il a senti à l'intérieur de son corps l'équilibre nécessaire. Ce qu'il ressent même sans trop pouvoir le décrire pour pouvoir faire du vélo.

 

Et pour les adultes ? C'est la même chose pour tout ce que nous apprenons, quelque soit l'âge.

Pour donner un exemple vous avez lu de nombreuses fois qu'il est plus favorable de ne pas se laisser emporter par ses émotions et de ne pas réagir mais plutôt de poser les choses, de respirer et d'agir ensuite.

Vous comprenez, vous savez comment faire, quand le faire, pourquoi le faire. Vous adhérez à cette vision des choses.

Et pourtant, malgré vos essais, rien n'y fait.

 

Et puis un jour, parce que vous serez prêt, parce que l'idée aura mûrie en vous, parce que vous aurez essayé de nombreuses fois et peut-être même que vous serez sur le point de penser ne pas y arriver ou pour une tout autre chose sans explication, ça va faire "tilt".

 

Peut-être pas sur le moment, mais après coup vous allez vous en rendre compte, vous allez vous voir entrain de réagir avec vos émotions et vous allez sentir en vous ce que vous avez éprouvé à ce moment là.

 

Et de fil en aiguille d'essais en essais, le temps entre le moment de la réaction et celui de la prise de conscience va se raccourcir. Jusqu'à même anticiper que cette phrase là va vous faire réagir et pouvoir conscienmment couper tout le cricuit de réaction avant qu'il ne démarre.

 

Ca y est vous venez de respirer au lieu de réagir !

 

Et quand on y arrive, on fait quoi ? Et bien il y a des gens qui vont se juger et se faire du mal tout seul, en se disant "je suis nul, c'est pourtant simple, comment n'ai-je pas réussi plus tôt,....".

 

Et bien non c'est une façon de voir les choses aussi, mais cela n'est pas très utile. Pourquoi ?

Parce que ce qui est fait est fait, donc dépenser de l'énergie à râler ne sera pas très productif.

Ensuite parce qu'il n'y a pas de hasard. Donc s'il vous a fallu ce temps plus ou moins long pour passer de la théorie à la pratique c'est qu'il y a une bonne raison. Même si vous ne voyez pas vraiment laquelle et que ce temps vous a paru terriblement long et que selon votre tête qui sait tout ça aurait dû aller plus vite.

Peut-être que vous n'étiez pas prêt, peut-être que ce n'était pas le bon moment, peut-être que vous étiez en plein apprentissage d'autre chose et que vous ne pouviez pas tout faire. Peut-être que votre tête avait trop peur de ce changement et qu'elle voulait vous protéger.

 

Alors on s'aime quoi qu'il arrive ! Et on se félicite d'avoir réussi (ça ne coulait pas de source (enfin si mais bon), vous auriez pu aussi renoncer), et d'avoir eu le courage de persévérer. On n'oublie pas de dire merci à sa tête qui a voulu nous protéger. Maintenant elle n'a plus besoin de le faire, elle est là pour autre chose.

 

Je parle de "tête" mais le "mental" ça fonctionne aussi ou le nom que vous voudrez lui donner.

 

Et clairement de mon expérience, c'est à chaque fois pareil, c'est quand on enlève la volonté de faire (qui vient de la tête), qu'il se passe des choses dans le corps.

Apprendre sans apprendre

07/04/2021

Apprendre sans apprendre

Comme je l'Ă©voquais dans l'article sur "l'obligation" de l'Ă©cole et des devoirs (ici), il n'y a pas que les cours pour apprendre.

 

Le terme apprendre tel qu'il est utilisé à propos de l'école et des devoirs/leçons peut avoir un sens restrictif.

 

On pourrait croire qu'il s'agit juste de retenir des données et de savoir les réciter sur commande quand le prof t'interroge.

 

Du coup vu comme ça en effet, ça perd tout son intérêt et tout son sens. Et c'est la que revient la célèbre phrase d'enfants/ados : "mais ça sert à rien d'apprendre ..."

 

En faisant appel à notre mémoire, je pense que chacun de nous a appris à marcher... sans trop se demander si c'est utile ou pas.

 

Voici le lien d'une recherche sur l’étymologie (d'oĂą vient le mot) du verbe apprendre  (https://www.cnrtl.fr/etymologie/apprendre), on trouve : Ă©tudier, acquĂ©rir une connaissance ou encore fixer dans sa mĂ©moire entre autre.

 

N'est-ce pas ce que vous avez fait avec votre console de jeux vidéo ?

 

Bref vous l'aurez compris, tout ça pour dire que apprendre ce n'est pas que dans les manuels scolaires.

 

Oui et donc ?

 

Et bien donc, sachez que tous vos apprentissages (y compris les jeux vidéos) sont bénéfiques. Cela permet une gymnastique de l'esprit qui facilite les choses.

 

Concrètement, ne vous dites pas que tout ce que vous apprendrez viendra de l'école ou ne viendra pas. Suivez vos envies et les questions que vous vous posez. Faites des recherches par vous même. C'est plus motivant, vous êtes acteurs donc vous retenez mieux, ça vous enrichit, c'est vous qui fixez les règles donc c'est un jeu et non plus une contrainte. Et revoilà la joie !... d'apprendre.

 

Au cas oĂą :

- ce n'est pas parce que vous faites une recherche pour savoir comment on réalise telle recette de cuisine que vous deviendrez forcément cuisinier.

- une recherche ne doit pas forcément durer 8 heures et faire 20 pages

- vous n'êtes pas obligés de faire toutes les cherches (sans fin d'ailleurs) sur un sujet en une fois. Vous pouvez juste chercher la réponse à la question du moment.

 

Donc pas de stress, Ă©coutez vous. Mais surtout :

 

- Gardez votre esprit critique, ne croyez pas tout ce que vous trouvez sur parole, demandez vous ce que vous ressentez, ce que vous en pensez, comparez avec d'autres sources sur le mĂŞme sujet.

 

Apprendre pour soi c’est …
    Pouvoir partager avec les autres, discuter
       Se questionner, cultiver sa curiositĂ©
           Suivre sa joie

 


Nous avons tous des talents créatifs naturels.